Una llengua somniada
2008/05/05 § 1 comentari
A partir du 1er novembre 1947 au matin, il décida de ne plus rédiger ses notes en francais, mais dans une langue artificielle qu’il avait construite avec enthousiasme, passionnément, durant les mois précédents. Il en aimait surtout l’extraordinaire souplesse de la grammaire et les possibilités infinies du vocabulaire (il avait réussi à introduire dans le système de la prolifération purement lexicale un correctif emprunté à la théorie des ensembles). Il pouvait désormais décrire des situations paradoxales, apparemment contradictoires, inexprimables dans les langues existantes. Tel qu’il était bâti, ce système ne pourrait être déchiffré avant de longues années, une bonne trentaine au moins. Cette certitude l’autorisait à dévoiler tout ce qu’il n’avait pas osé jusque-là mettre par écrit.
Le temps d’un centenaire – Mircea Eliade. Traducció d’Alain Paruit.
[...] vaig posar en aquest bloc un paràgraf que m’agradava de la nouvelle de Mircea Eliade, en traducció francesa, [...]