Du pessimisme à l’aveuglement
2005.03.03 escrit per pqs
Publicat dia 20 de febrer en un bloc de proves.
La dernière fois que j’ai écrit dans ce cahier je l’ai fait pour parler du pessimisme social français. Cette fois-ci je le ferai pour parler des conséquences de ce pessimisme.
C’est évident qu’aujourd’hui la France n’est pas sure d’elle même. Elle hésite car elle sait qu’elle a été « battue » par les américains qui demeurent les seuls maîtres de ce petit monde. Mais, malheureusement, les français ne veulent pas le reconnaître. La France veut se sentir puissance et, donc, elle essaie, inutilement, de leur faire face avec un modèle alternatif. Nous tous savons que l’Amérique n’est pas parfaite, son modèle est plein de points obscurs, mais il faudrait analyser qu’est-ce qu’on propose dans nôtre coté de l’Atlantique. Pour celà je vais me servir d’un exemple récent.
Mardi ou mercredi dernier, je n’en suis pas sur, j’ai écouté sur France Inter un interview à un représentant de la Bibliothèque Nationale Française, dont je ne me rappelle pas le nom. Pendant l’interview cet homme a annoncé la croisade que la BNF venait de déclaré contre Google. La cause de cette lute est que cette entreprise va digitaliser tous le fonds de quelques importantes bibliothèques et, donc, va s’heriger comme la seule porte digitale vers la culture européenne. Pour luter contre ce monopole et pour garantir que l’Europe puisse contrôler son propre héritage, la BNF veut transformer Gallica en le plus important réservoir d’ouvrages européens à internet.
C’est vrai que que le fait que la plupart des innovations viennent de l’ouest est triste et qu’il faudrait faire quelque chose pour arrêter le déclin du vieux continent, mais, en ce moment, la France, et avec elle un grand nombre d’états européens, se trompent complètement de stratégie. La France orgueilleuse, ne veut pas copier le modèle libéral d’outre Atlantique et, donc, regarde l’état comme seule alternative. Ici, au lieu de faire les nécessaires réformes structurelles qui permettraient de transformer les universités françaises en des vrais centres d’innovation, on préfère la solution facile: plus d’impôts, plus de grands projets étatiques et, comme l’histoire a démontré, plus de ressources dilapidées par l’aveuglement politique. N’oublions pas que Google est le resultat du travail de deux étudiants de Stanford qui ont trouvé le support nécessaire pour réaliser leur rêves. Europe doit croire plus en elle même, et donc, devrait céder du protagonisme à la société civile, à la créativité des individus, et oublier l’état qui ne sera jamais innovateur. Heureusement, il y a encore quelques-uns capables de le voir.
Technorati Tags: france, amérique, politique, google, bibliothèque
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