Un cop rellegit, he cregut que aquest mail que acabo d’enviar mereix ser penjat aquí, malgrat estigui mal escrit. (Sobre la taula, les restes d’un rus blanc i de fons DJ Pappa)
From: Pere Quintana Seguí
Reply-To: pere@quintanasegui.com
To: XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
Date: Jun 5, 2005 3:08 AM
Subject: clonatge
amb el temps he après que el món avança a tota pastilla i que la millor forma d’oposar-se als desastres és adaptant-se al nou món per influir-hi, ja que res es pot aturar, només que una persona trenqui una barrera és suficient per tal que totes les prohibicions siguin paper mullat. l’alternativa és la dictadura globlal, i jo estimo la llibertat.
a corea del sud ja s’està preparant l’obertura del primer banc genètic, és a dir, un banc que guardarà cèl·lules amb la teva info. genètica. Això és molt important pq a partir dels 35 anys aprox. l’informació genètica es comença a degradar en cada divisió cel·lular i deixa de ser útil per ser utilitzada en la clonació terapèutica.
en altres paraules, mentre americans i europeus, per raons morals, prohibeixen la clonació, apareixeran paradisos genètics on els europeus i americans rics guardaran el seu ADN. I, el que és pitjor, ho faran independentment de la seva moral, perquè quan un és a les portes de la mort, fa el que sigui per agafar-se a la vida, i la vida terreranal és més plausible que l’eterna. És a dir, només els rics tindran accés a la nova tecnologia per tal d’allargar les seves vides. la hipocresia moral acabarà creant una nova diferència social.
això pot sonar molt fatalista i radical, però és així. demaneu-ho als que volen mantenir la industria musical mentre quatre estudiants més intel·ligents que ells (paradisos fiscals, genètics, tecnològics…) els enfonsen el negoci.
world is changing i hem d’aprendre agafar les ones per tal de surfejar-les i arribar a la platja.
fast forward.
pere
p.d. referències: http://sombra.lamatriz.org/?p=19 i altres coses llegides per aquí i per allà
Point de vue
Le clonage, les biologistes et la loi, par Jean-Yves Nau
LE MONDE | 03.06.05 | 14h01 • Mis à jour le 03.06.05 | 14h01
Les rares biologistes qui, hier encore, osaient crânement afficher leur différence éthique le reconnaissent désormais ouvertement : tout est aujourd’hui en place pour que la technique du clonage des mammifères trouve, à moyen terme, une place dans l’arsenal thérapeutique de la médecine humaine moderne. Les récents et spectaculaires résultats publiés dans la revue Science par une équipe réunissant des chercheurs sud-coréens et américains et l’annonce faite le même jour dans les colonnes du Times par une équipe britannique (Le Monde du 21 mai) démontrent, à qui en douterait encore, que les derniers obstacles techniques au clonage à visée thérapeutique sont en passe d’être balayés. Ainsi, tout, progressivement, se met en place pour que commence l’exploration d’un nouveau continent du savoir, celui de la biologie cellulaire et de la médecine régénératrice.
Comment pourrait-il en être autrement et qui pourrait longtemps s’y opposer ? Pour autant, moins de dix ans après l’annonce de la création par clonage de la brebis Dolly et la crainte d’une forme de crime contre l’espèce humaine, force est de constater que la confusion est générale. On peut schématiquement repérer trois “lignes”. D’un côté, des pays comme la Grande-Bretagne, la Corée du Sud, Israël, la Suède, l’Inde ou la Chine, qui autorisent le clonage humain à visée thérapeutique tout en criminalisant ou en excluant le clonage à visée reproductrice. De l’autre, des pays comme l’Allemagne et la France, qui s’opposent au clonage thérapeutique et tentent de faire adopter par les Nations unies un texte de portée universelle pour criminaliser le clonage reproductif tout en autorisant le clonage à visée thérapeutique. Enfin, une coalition animée notamment par les Etats-Unis et le Vatican qui cherchent, toujours devant les Nations unies, à obtenir l’interdiction de ces deux pratiques.
Depuis quelques jours, la donne a toutefois radicalement changé avec l’adoption par le Congrès américain d’une loi facilitant la recherche sur les cellules souches et le financement fédéral de travaux impliquant la destruction d’embryons. Il s’agit clairement d’un défi adressé par le Congrès, pourtant à majorité républicaine, au président George W. Bush. Ce dernier a contre-attaqué. A deux reprises ces derniers jours, il a annoncé qu’il mettrait son veto à la promulgation de cette loi au motif que des fonds publics ne sauraient, selon lui, être utilisés “pour soutenir la destruction de vies humaines” . Dans l’hypothèse où George W. Bush l’emporterait, cela laisserait toutefois comme aujourd’hui une très large marge de manoeuvre aux biologistes dès lors qu’ils ne demandent pas de subventions fédérales.
Car plus les espérances thérapeutiques sembleront se rapprocher, plus les oppositions se fragiliseront. Comment le front contre le clonage à visée thérapeutique pourrait-il durablement tenir ? En appui de ce qu’il est déjà convenu d’appeler la médecine régénératrice, il faudra notamment compter avec la puissance des associations de familles de malades atteints d’affections pour l’heure incurables ; avec les progrès médiatisés par les équipes les plus en pointe dans ce domaine ; avec les équipes qui commencent à améliorer de manière spectaculaire leurs rendements de production des embryons clonés, ce qui fait perdre beaucoup de valeur aux arguments avancés par ceux qui dénoncent l’installation de trafics d’ovocytes humains.
On ne peut, d’autre part, sous-estimer ni la volonté farouche des biologistes de participer à cette nouvelle aventure ni l’intérêt de l’industrie pharmaceutique soucieuse comme toujours de nouveaux eldorados. Quel écho trouvera alors la voix de ceux qui, non sans arguments, s’angoissent devant la double perspective d’une réification grandissante de l’embryon humain et de la publicité faite autour d’une technique qui offre, clés en main, la recette du clonage reproductif ?
Sans doute faut-il ici se garder de toute caricature comme de tout triomphalisme. Les récents et multiples travaux de décryptage moléculaire des affections génétiques ont, ces dernières années, montré à quel point le fossé pouvait être profond entre la compréhension intime du vivant pathologique et la possibilité de le corriger. Mais les partisans des recherches fondées sur le clonage avancent, précisément, que cette technique apparaît déjà comme complémentaire des précédentes. On ne parlera sans doute bientôt plus de clonage à visée thérapeutique, mais plus simplement de clonage scientifique. De même, ce qui est aujourd’hui encore perçu comme un “embryon” créé in vitro par clonage trouvera une autre dénomination dès lors qu’il n’aura pas été créé à des fins reproductives mais thérapeutiques.
Il reste désormais à observer de quelle manière et à quel rythme la situation internationale va évoluer ; à analyser comment les biologistes parviendront à peser sur les législateurs. Qui de l’empirisme ou de la rigidité législative l’emportera dans les pays européens qui condamnent aujourd’hui explicitement la pratique du clonage ?
Sauf à accepter in fine de s’aligner sur la position britannique, comment les pays de l’Union européenne parviendront-ils à dépasser leurs profondes divisions sur des questions éthiques et scientifiques aussi essentielles ? Les pays asiatiques verront-ils dans les atermoiements européens et les oppositions religieuses occidentales d’inspiration chrétienne une chance historique pour occuper rapidement une position dominante sur ce terrain scientifique ?
En toute hypothèse, et pour revenir en France, on ne peut pas ne pas rappeler qu’une autorisation encadrée du clonage à visée thérapeutique existait bel et bien, début 2000, dans l’avant-projet de loi de révision des lois de bioéthique de 1994. Au grand dam de ses principaux conseillers en la matière, Lionel Jospin a choisi de retirer cette disposition après que Jacques Chirac avait fait savoir qu’il y était fermement opposé. Le dépôt d’une proposition de loi le 24 mai, par le député (PRG) Roger-Gérard Schwarzenberg, visant à l’autoriser devrait heureusement relancer le débat.
Jean-Yves Nau
Article paru dans l’édition du 04.06.05
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