Seguint les idees expressades en la carta oberta de David de Ugarte i Iñigo Medina als ciberpunks i l’exemple i els consells den jmones, aquest bloc comença a parlar en altres llengües. Les raons per introduir altres llengües a part del català són diverses i fortes:
- En el model de societat mestissa que desitjem, cada individu ha de viure amb tota naturalitat les diferents identitats que formen la seva persona. No es tracta de que cadascú es tanqui en la seva cultura en el si d’un mar multicultural, es tracta de que cadascú, impregnat per diverses cultures i identitats, exploti el seu bagatge i, en le cas lingüístic, s’expressi en la llengua més adequada per cada moment amb tota naturalitat.
- El debat en una blogosfera catalana és necessari però no és suficient. En un món dominat per la llengua anglesa no ens podem permetre el luxe d’ignorar la xarxa anglòfona o de repetir en català el que hem llegit allà. Hem de ser capaços de fer arribar la nostra visió del món a la resta de la blogosfera i això només ho podem fer en anglès.
- En un món global no es tracta només de que tothom pugui parlar la seva (o les seves) llengua materna i l’anglès sinó que també s’hauria de fomentar l’aprenentatge de terceres llengües. El camí a seguir és el del plurilingüisme.
- L’única manera de ser competent en diverses llengües és utilitzant-les normalment. Un bloc és un lloc ideal per a practicar la llengua escrita.
A més, des del punt de vista tècnic, la darrera actualització a WordPress 1.5 em permetrà utilitzar plantilles diferents per a cada llengua. També vull crear diferents RSS per a cada idioma.
Així, per iniciar el camí multilingüístic, he posat en aquest bloc tres entrades descrivint primeres impressions sobre la meva estada a França que havia publicat en un bloc de proves.
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Publicat dia 20 de febrer en un bloc de proves.
La dernière fois que j’ai écrit dans ce cahier je l’ai fait pour parler du pessimisme social français. Cette fois-ci je le ferai pour parler des conséquences de ce pessimisme.
C’est évident qu’aujourd’hui la France n’est pas sure d’elle même. Elle hésite car elle sait qu’elle a été « battue » par les américains qui demeurent les seuls maîtres de ce petit monde. Mais, malheureusement, les français ne veulent pas le reconnaître. La France veut se sentir puissance et, donc, elle essaie, inutilement, de leur faire face avec un modèle alternatif. Nous tous savons que l’Amérique n’est pas parfaite, son modèle est plein de points obscurs, mais il faudrait analyser qu’est-ce qu’on propose dans nôtre coté de l’Atlantique. Pour celà je vais me servir d’un exemple récent.
Mardi ou mercredi dernier, je n’en suis pas sur, j’ai écouté sur France Inter un interview à un représentant de la Bibliothèque Nationale Française, dont je ne me rappelle pas le nom. Pendant l’interview cet homme a annoncé la croisade que la BNF venait de déclaré contre Google. La cause de cette lute est que cette entreprise va digitaliser tous le fonds de quelques importantes bibliothèques et, donc, va s’heriger comme la seule porte digitale vers la culture européenne. Pour luter contre ce monopole et pour garantir que l’Europe puisse contrôler son propre héritage, la BNF veut transformer Gallica en le plus important réservoir d’ouvrages européens à internet.
C’est vrai que que le fait que la plupart des innovations viennent de l’ouest est triste et qu’il faudrait faire quelque chose pour arrêter le déclin du vieux continent, mais, en ce moment, la France, et avec elle un grand nombre d’états européens, se trompent complètement de stratégie. La France orgueilleuse, ne veut pas copier le modèle libéral d’outre Atlantique et, donc, regarde l’état comme seule alternative. Ici, au lieu de faire les nécessaires réformes structurelles qui permettraient de transformer les universités françaises en des vrais centres d’innovation, on préfère la solution facile: plus d’impôts, plus de grands projets étatiques et, comme l’histoire a démontré, plus de ressources dilapidées par l’aveuglement politique. N’oublions pas que Google est le resultat du travail de deux étudiants de Stanford qui ont trouvé le support nécessaire pour réaliser leur rêves. Europe doit croire plus en elle même, et donc, devrait céder du protagonisme à la société civile, à la créativité des individus, et oublier l’état qui ne sera jamais innovateur. Heureusement, il y a encore quelques-uns capables de le voir.
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Publicat dia 1 de febrer en un bloc de proves
La France est un grand pays.
Je crois que n’importe qui lise la phrase que je viens d’écrire sera d’accord avec son contenu. Oui, la France est un grand pays. Mais dès mon arrivé dans ce grand pays j’ai l’impression d’avoir arrivé dans un grand pays qui, comme le vieillard qui ne comprends pas le monde de ses petits fils, regarde en arrière et rêve de se voir, à nouveau, dans ce temps où il était dans son plein splendeur.
Une bonne manière de se rendre compte de cette décadence est d’écouter les discours sur la langue et la mondialisation. En France, la francophonie est une institution sacrée, c’est normal car la langue est un des piliers de la République. Mais, malgré la francophonie, tous sont d’accord que l’usage du français en dehors de l’hexagone est en régression constante. La France à voulu que la langue de la République soit aussi la lingua franca mondiale, mais, sans doute, les gagnants ont été les britanniques et les américains dont leur langue et omniprésent. In English you may be understood anywhere in the world, mais pas en français.
La réaction française à la perte de puissance de ça langue est très intéressante. Le discours sur la francophonie c’est habillé de défense du multiculturalisme, quand, en réalité, l’objectif est la suprématie linguistique. Un jour j’ai écouté Butros Butros Galli, actuel secrétaire général de la francophonie, expliquer qu’il fallait défendre toutes les langues car la diversité linguistique est nécessaire pour construire ce monde plus juste qu’on rêve tous le jours. Oui, peut être il a raison, mais à Toulouse ce qui reste de l’occitan est aux plaques des noms des rues et personne s’en plaigne. On commence à la maison? Ce qui m’étonne plus de cette situation est que le discours sur la langue française en France est pareil au discours sur la langue catalane aux pays de langue catalane, mais avec une différence: la langue Française n’est pas en péril de disparition et la catalane oui, et si la langue catalane disparaisse, en partie, sera une conséquence des efforts français de construire une République complètement monolinguistique. Ironies du destin.

La semaine prochaine on continuera à parler sur ces signes de décadence qui m’ont, certainement, étonné. Mais, chers amis, il ne faut pas s’inquiéter, ce-ci n’est pas une réaction antifrançaise. Ces réflections veulent être un chant à l’optimisme, car je suis convaincu de que si la France change son point de vue sur elle même et le monde qui l’entoure pourra, sans peine, devenir ce léopard agile capable de jouer un rôle dans ce nouveau monde diffus. Comme dit l’incombustible premier ministre Raffarin en citant une “grande” chanteuse de cette nation: il faut avoir positive attitude!
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Publicat dia 20 de gener en un bloc de proves.
Ceci est mon premier post dans ce weblog. Depuis quelques jours j’essaie d’écrire un belle présentation de mon carnet numérique mais je n’y arrive pas, donc on va reporter la présentation à la semaine prochaine.
En France la recherche est en guerre contre le gouvernement. On dit que l’état n’y investit pas assez. Pour le moment je ne veux pas juger ce point, je me limiterai à commenter un cas de mauvais usage des fonds publiques dans la recherche. C’est un seul cas et la quantité d’argent n’est pas très grande, mais, quand même, il démontre l’esprit de quelques chercheurs.
Aujourd’hui c’était une belle journée de pluie en plein sud-ouest français. Au milieu d’un terrain agricole il y avait une superbe station météo capable de calculer un tas de variables différentes. Un prof équipé d’un superbe ThinkPad R40 a voulu nous montrer comment récupérer les données. Il a ouvert son portable et a commencé nous montrer comment visualiser les données en temps réel et des autres choses superflues qui peuvent s’expliquer mieux dans une salle bien chaude que dans la boue. C’était très beau voir tomber les gouttes de pluie sur le clavier. C’était beau aussi imaginer la puissance économique de son labo, car il était en train d’employer un processeur de plus d’1GHz et une licence de Windows 2000 pour récupérer des simples données dans la belle campagne française. Enfin, c’était beau de regarder la destruction d’un bon ordinateur portable en même temps que je sentais refroidir mes pieds à cause de l’eau de la pluie.
Oui, c’est vrai, un seul cas n’est pas significatif, je le sais bien car je prétends devenir un scientifique, mais le problème est que normalement les gens ne trouvent pas que ça soit un vol au contribuable.
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